Une petite lumière

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Ah ~

 » Du moment qu’on ne sait pas de quoi on parle et qu’on ne peut pas s’arrêter pour y réfléchir, à tête reposée, heureusement, heureusement, on aimerait bien s’arrêter, mais sans condition, du moment, dis-je, du moment que, voyons, du moment qu’on, du moment qu’il, ah, laissons tout ça, du moment que ceci, alors cela, d’accord, n’en parlons plus, j’ai failli caler « 

II. Dieu est une sphère sans limite, dont le centre est partout et la circonférence nulle part

III. Dieu est tout entier en n’importe quel point de lui-même

V. Dieu est ce dont rien de meilleur ne se peut concevoir

VII. Dieu est le premier sans primauté, la procession sans modification et la fin sans fin

VIII. Dieu est l’amour qui plus on le possède, plus il se cache

IX. Dieu est, pour lui seul, le présent de tout ce qui appartient au temps

XI. Dieu est au-dessus de l’étant, nécessaire, seul, à lui-même en abondance, en suffisance

XIII. Dieu est en soi perpétuité agissante, sans discontinuité ni disposition acquise

XIV. Dieu est les opposés être et non-être en tant que médiation de ce qui est

XVII. Dieu est intellect de lui-même, sans recevoir le propre du prédicat

XVIII. Dieu est une sphère qui a autant de circonférences que de points

XIX. Dieu est immobile et meut toujours

XX. Dieu est le seul qui vit de la pensée de lui-même

XXI. Dieu est ténèbre dans l’âme, celle qui reste après toute lumière

XXII. Dieu est celui de qui est tout ce qui est, sans division ; grâce à qui cela est, sans modification ; en qui est ce qui est, sans composition

XXIII. Dieu est celui que l’esprit apprend à connaître de sa seule ignorance

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 » pas un bruit sinon les vieux souffles et les pages tournées lorsque soudain cette poussière le lieu tout entier plein de poussière en rouvrant les yeux du plancher au plafond rien que poussière et pas un bruit sinon qu’est-ce qu’elle t’a dit venu parti est-ce que c’était ça quelque chose comme ça vu parti personne venu personne parti à peine venu parti à peine venu parti « 

Tu les surpasseras tous

Disciple bien-aimé, acousmatique postulant à l’éternité, je baise tes mains, les mains qui vont embrasser la terre, l’arbre et la corde. Ta langue s’est essoufflée, ton vocabulaire indigène a semé la discorde entre les frères du poisson. Zélateur jusqu’à la mort, séide de la contemplation éternelle, tu as poussé la chanson du cœur et ouvert le ciel afin que s’écoule la sève, celle qui fige et qui condamne. Chrétien primitif, tu as dessiné dans le sable la maison du catéchuménat, là ou les néophytes viendront embrasser ta tombe, toi le sauveur des gentils. Je t’aime et te pardonne, car tu es la consécration de la volonté divine. Par ta main, tu accompliras l’ultime trahison salvatrice. Achever la chair pour laisser percer le divin, ultime viatique du voyageur.

Cryin’ in the taxi

 » Tu sais quoi ? On va grandir un peu, mûrir et mourir « 

Image associée

“Un cerveau plein de paresse est l’atelier du diable.”

“Où finit la paresse, où commence la contemplation ?”

… Philosophe ? Visionnaire dément… J’ai retrouvé la vérité. Et je paresse.

Tes rêves valent beaucoup plus que mes réalités 

Qui est CANDidE ? / Esprit de contradiction

Après vous avoir parlé de vanité et de paraitre, je vous parle sans transition du personnage le plus important de mes vies :

CANDidE

Pierre est né en France le 9 juillet 1990. Le reste n’a eu aucune conséquence vraisemblable jusqu’à ce qu’un inconnu vienne toquer à sa porte.

CANDidE est probablement né entre 2006 et 2007, comme une nécessité. Je ne sais plus exactement où ni comment. Je crois que ça s’est glissé lentement sous la lentille sans prévenir.

Il a fallut évacuer le sang, le pus et la chair pour l’entrevoir entrain de grandir comme un fœtus au milieu des nerfs. Cela s’est surinfecté pendant un temps, puis s’est vidé et enfin le calme de l’assimilation.

Sa croissance a été rapide, fugace. Il avait déjà l’âge de parler et de souffrir. Mais de sa souffrance il en faisait quelque chose d’unique, qui ajoutait une âme à ce que je pensais et écrivais.

Soyons transparent

Ceci est tout ce qui reste de cette période, le dernier vestige d’une invasion.

Il a fallu le tuer, l’étouffer sous un oreiller imbibé de larmes. C’était à l’été 2010.

Mais il revient.

Je crois qu’il est attiré par vous, par ce que nous faisons ici.

Il m’a déjà pardonné.

Comment vous parler de lui ?

Il aime l’obscurité et sa progéniture. Il aime les endroits confinés, il dort toujours dans un coin de la pièce. Il apprécie les êtres les plus étranges et leur tenir compagnie. Il aime les trucs glauques à quoi il voue une fascination enfantine.  Mais il n’aime pas les gens, surtout ceux qui sont en groupe et qui parlent fort. Il aime inventer des histoires, des mondes, des ambiances. Je  pense qu’on s’est bien trouvé. Il est accro à l’amour, il tombe malade/amoureux très facilement, il aime tant ces premiers instants et quand ça fait mal. Il la pleure chaque nuit.

Il faut prendre soin de lui, parce qu’il se croit fort.

C’est un enfant. Il est capable de tout voir, tout entendre, tout comprendre, tout ressentir, mais c’est un enfant. Mais ne lui dites pas, ça le vexe… il ne comprend pas encore très bien.

Je crois qu’au fond, on a tous ce genre de personnage en soi. L’enfant/le monstre/le clown/l’ange primordial.

Mais ce que j’aime en lui c’est sa capacité à embrasser le destin. Il n’a aucun jugement, aucun apriori. Il laisse le temps faire son œuvre, et peu importe s’il vieillit, s’il est seul, si la vie est très dure, il va sourire à tous et à tout.

C’est bien qu’il soit revenu. C’est bien que je sois encore là pour lui.

Je peux mourir et vivre sans peur à présent.

 

Oh, il va bientôt pleuvoir. 

 

4.48 / la mort, les toilettes et les lacets de chaussure [/|\]

Cinq textes brûlants, violents, désespérés, romantiques, explosifs, modernes. Sarah se suicide à 28 ans, en se pendant avec ses lacets dans sa chambre d’hôpital.

 » J’en avais marre de toutes ces pièces naturalistes à la con ! « 

i am a ghoul

 « A 4h48 / quand le désespoir fera sa visite / je me pendrai / au son du souffle de mon amour »

C’est l’amour qui pouvait me sauver, c’est l’amour qui m’a tué

Et si ça n’a pas de sens, c’est que tu comprends parfaitement 

And for those who hate me, the more you hate me
The more you help me
And for those who love me, the more you love me
The more you hurt me

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Le monde extérieur est sensiblement surestimé

sarah_kane

Rien, exactement

Ne me découpez pas pour savoir comment je suis morte, je vous dirai comment je suis morte